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Résumé de lecture de la semaine du 14 juin 2010: MUREKATETE de Monique ILBOUDO
17 juin, 2010, 11:37
Classé dans : RESUMES DE LECTURES

Titre de l’œuvre :                  MUREKATETE

Nature de l’œuvre :              Roman, Edition LE FIGUIER, Fest’Africa BP E 2605 Bamako MALI, Mai 2005 ; 75 pages.

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Auteur de l’œuvre :             Monique ILBOUDO

Nationalité de l’auteur :      Burkina Faso

RESUME

Murekatete qui veut dire « laisse-la vivre » est une fille hutsi. La hutsi est une personne née d’un père hutu, ethnie majoritaire du Rwanda et d’une mère tutsi.

 

Ayant été au couvent pour devenir sœur de la congrégation Notre Dame de l’Assomption, elle s’enticha d’un prêtre du nom de Nicodème avant même de faire son premier vœu. Le prêtre défroqua et l’épousa. Ils eurent deux enfants : Triphine et Déogratias. Le père de Murekatete est un homme politique qui ne manquait cependant pas de s’attaquer aux aberrations du gouvernement et de lutter pour l’assistance aux enfants de la rue. Il fut retrouvé mystérieusement mort dans l’ascenseur en mai 1993 après un entretien avec madame le premier ministre. Nicodème, le mari de Murekatete et José, son oncle subirent également le même sort. Ils moururent tous deux accidentellement pour avoir entrepris d’élucider le mystère de l’ascenseur.

Devenue veuve en même temps que sa mère, Murekatete se retrancha dans leur villa à Kigali avec sa mère et son neveu Tharisse lorsque fut assassiné le président Habyarimana le jeudi 07 avril 1994. A l’annonce de la nouvelle, sa mère et son neveu décidèrent de rejoindre Byumba. De guerre lasse, elle essaya de les dissuader. La mère partit avec Tharcisse. Murekatete ne les revit plus jamais.

Craignant alfred Ndimbati, son voisin qui était hutu et qui ne l’avait jamais accepté, elle se retrancha dans sa chambre, menant une vie cachée jusqu’au moment où son cousin Assiel qui appartenait aux forces armées rwandaises la fit sortir de Kigali avec ses deux enfants en les cachant sous des piles de couvertures en laines derrière le camion qu’il conduisait. Il les fit transiter par une maison où, ayant séjournés quelques jours, ils bénéficièrent de la nourriture et des nouvelles chaque soir de la part de Assiel. Il complota alors avec un diplomate zaïrois qui accepta de les faire passer pour des membres de sa famille. Ils entreprirent de quitter le pays. Malheureusement, à un barrage, des assaillants armés, après un contrôle d’identité, contraignirent le diplomate et son chauffeur à continuer le voyage sans Murekatete et ses enfants. Ils brutalisèrent celle-ci, la frappèrent avec un gourdin jusqu’à ce qu’elle perdit connaissance et emmenèrent les petits Inyesi.

Elle ne mourut pas parce qu’un certain Venant la retrouvera et l’emmènera à l’hôpital où elle fut soigné. Pour le remercier, elle l’épousa. Or, Venant était soldat, bourreau aux mains pleines de sang et au cœur de roc.

Après un cauchemar, Murekatete eut l’idée d’effectuer avec Venant, une tournée sur les grands sites du génocide. Ils visitèrent alors Mwulire, commune de Musha où les tutsi ont résisté longtemps aux assaillants : vingt mille refugiés y ont été massacrés ; dix mille cadavres avaient été jetés dans une fosse pour les cacher aux soldats du FPR. Ils visiteèrent également Murambi, préfecture de Gikongoro, site de l’extrême horreur. Des dizaines de milliers de corps ont été exhumés et exposés. Des dizaines de milliers de corps desséchés ont été exposés sur des claies ; des galeries mortuaires dans lesquelles les corps étaient conservé par salaison.

L’étape de Murambi bouleversa l’existence de Murekatete et de Venant. Ils devraient aller à Nyamata. Sur la route, ils eurent l’occasion de regarder la rivière Nyabarango dont les aux avaient charrié les corps de plus de vingt cinq milliers de victimes. Ils n’eurent pas la force d’aller jusqu’à Nyamata. L’horreur était trop grande.

Depuis ce temps, Venant devint plus cynique. Il racontait chaque soir à Murekatete, les horreur qu’il avait commise, les personnes qu’il avait tuées. Il sombrait aussi dans l’alcool et finit par quitter Murekatete, incapable d’amour et de tendresse. Elle restera seule, envahie par le vide et le néant. Elle rêvait. Elle divaguait. Elle avait aussi la toux et des éruptions cutanées, des signes qui ne trompaient pas. Elle attendait patiemment la mort.

 

Notes de lecture de Dona Maurice ZANNOU, Le DIGNE HEFFIZE.


11 commentaires
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