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RESUME DE LECTURE DE LA SEMAINE DU 28 JUIN 2010: LE MINISTRE ET LE GRIOT DE FRANCIS BEBEY
28 juin, 2010, 11:37
Classé dans : RESUMES DE LECTURES

Titre de l’œuvre :              LE MINISTRE ET LE GRIOT   

Nature de l’œuvre :           Roman, Ed SEPIA, Mars 1992, 191 pages.

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Auteur de l’œuvre :           Francis BEBEY

Nationalité de l’auteur :     Congo Brazzaville

RESUME

Kéita DAKOURI, affectueusement appelé Kadé par sa mère  Binta Madiallo a été nommé ministre des finances à la grande insatisfaction de sa mère. Raison : le premier ministre Demba Diabaté (Dédé) qui l’a nommé en fonction des liens d’amitié qui les unissaient est un griot. Pour Binta Madiallo, ce n’était pas au griot Dédé de nommer son fils ; premier et unique fils de Keita son défunt père de lignée royale. C’était en principe le contraire qui devait s’observer. Elle n’était donc pas contente que son fils officie sous l’autorité d’un griot. Aussi s’opposa-t-elle farouchement à ce que Kadé invite Dédé à la fête de ses fiançailles. Auquel cas, elle n’honorera pas de sa présence. Véritable dilemme pour Keita  Dakouri.

Il invita Demba Diabaté son ami d’enfance et lui fit cas de sa situation. Ce dernier ne s’en offusqua pas et se fit très compréhensif. Ensemble, ils trouvèrent la conduite à tenir. Kadé enverra à son premier ministre une invitation en bonne et due forme mais Dédé aura programmé dans la même période une mission de trois jours à l’intérieur du pays.

Le jour J, jour des fiançailles de Keita Dakouri avec Aïssata Fall, tout Ta-Loma, capitale de la Très Paisible République de Kessébougou vibra au son de la fête. Trois cent cinquante invités étaient venus. Sauf Demba Diabate. L’alcool coula à flot. Tellement qu’il engendra des dérapages. Il y avait à la fête des blancs et des noirs. Deux blanches au cours d’un dialogue ont accusé le gouvernement de ne pas réparer les routes avec tout l’argent que la France leur donne. Un noir entendit la phrase, la saisit et confondit son auteur qui s’excusa. Deux clans se formèrent par la suite. Les blancs pour se marrer de l’incident. Des noirs pour se délecter de l’excuse prononcée précipitamment par la            blanche.

Au lendemain de la fête, les commentaires allèrent bon train dans la rue. Pour deux menuisiers, la fête se serait soldée par un scandale. C’était d’ailleurs ce sur quoi les journaux s’étaient éternisés. Mais tout le peuple fit encore moins attention à ce scandale lorsqu’il sut, par on ne sait quelle magie, que le premier ministre Demba Diabate était parti en mission parce qu’il n’avait pas été invité à la fête de Keita Dakouri. Et s’il n’avait pas été invité, nul n’ignorait la raison. Il était griot.

Pourtant Dédé avait de la personnalité et de l’intelligence. Il était le seul à oser s’habiller en veste à l’inauguration du pont sur le Kwili séparant Ta de Loma. Il était le seul à ne pas avoir la carte de membre du Parti de l’Authenticité Nouvelle (PAN) du président de la république. Il était le seul qui avait été surnommé « l’Incor » (incorruptible) pour sa rigueur.

L’affaire prit alors des proportions déconcertantes. Les habitants du nord dont était issu le 1er ministre exigèrent le limogeage du ministre des finances pour réparation.

Ce fut ce moment de trouble qu’Aïssata Fall choisit pour séduire Jean Cordel. En effet, Jean Cordel est un blanc qui travaille au ministère du plan comme conseiller technique. Aïssata Fall est sa secrétaire et l’aime passionnément mais Jean Cordel ne voulait pas voir ce sentiment. Aïssata lui envoya une lettre anonyme où elle dévoila tout ce qui n’était pas encore une réalité : un flirt avec Jean Cordel. Ce fut cette lettre qui, bien qu’ayant fait peur à Jean lui ouvrit les yeux. Aïssata l’aimait et avait fait la comédie des fiançailles avec Keita Dakouri tout simplement parce qu’elle était attachée aux règles africaines de respect et d’obéissance qui définissent les relations entre parents et enfants. En fait Kadé lui avait été imposée par ses parents.

Cependant la tension montait au niveau de la population qui réclamait un remaniement. Le 1er ministre passa à la radio tenir un long discours où il justifiait la nécessité de ne pas opérer un changement au sein de son gouvernement. La nuit il fut envahi chez lui par une grande foule qui jeta des pierres dans sa villa. Mobilisation des forces de l’ordre pour disperser la foule fut la seule alternative.

Cependant, cela ne calma pas la situation. Le problème prenait de plus en plus d’ampleur passant de deux individus à tout le pays. Deux camps se formèrent et les rivalités allèrent croissant. Les calomnies et les médisances allèrent également bon train. Dans cette agitation populaire, Aïssata Fall disparut avec Jean Cordel et sa mort fut annoncée quelques jours plus tard. Kadé allait mourir de cette atroce félonie de celle qu’il aimait tendrement et passionnément. La population exigeait parallèlement la démission de Kadé et de Dédé et dénonçait leur connivence pour s’arroger des biens de l’Etat. Le pays tombait progressivement dans un chaos total jusqu’au moment où Alhadji, un éminent marabout alla rencontrer madame Binta Madialo, la mère du ministre des finances pour lui parler, pour la convaincre du mal fondé de sa position. Alors, elle se ravisa et alla demander des excuses à Demba Diabaté le 1er ministre. Ce simple geste avait suffi pour remettre tout en ordre. Ce simple geste avait eu le pouvoir inimaginable de sonner le glas de la crise.

QUELQUES PENSEES

* Le rêve de chaque être humain de se trouver en parfaite harmonie avec des personnes qu’il aime. P 35

* Dans un bureau, une amitié bien comprise entre le « patron » et les collaborateurs peut grandement   favoriser le rendement. P 52

* Il y a des moments de la vie où un simple sourire d’autrui est une véritable douée de sauvetage. P 63

 

Notes de Maurice ZANNOU, août 2003.


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