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RESUME DE LECTURE DE LA SEMAINE DU 26 JUILLET 2010: LES COUPEURS DE TETES DE AMADOU KONE
26 juillet, 2010, 11:37
Classé dans : RESUMES DE LECTURES

Titre de l’œuvre :                              LES COUPEURS DE TETES    

Nature de l’œuvre :                           Roman, Ed SEPIA 6, avenue du Gouverneur  Binger 94 100 saint –Maur     CEDA 04 BP 541 Abidjan 04 CI Novembre  1997 186 pages.

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Auteur de l’œuvre :                           Amadou KONE

Nationalité de l’auteur :                   Côte d’Ivoire

RESUME

Je reviens dans mon pays après quinze années d’absence. A l’aéroport, je pris un taxi qui m’amena dans un hôtel : le coin chaud. Dans le véhicule, il m’entretint sur la psychose qui régnait partout dans le pays. Des gens coupaient les têtes. Au coin chaud, je ne pouvais avoir une salle à dormir qu’à minuit, toutes les chambres étant utilisées pour le plus vieux métier du monde.

Des couples allaient s’assouvir et ressortaient, payaient et s’en allaient. Sous mes yeux. Le standardiste, un crâne chauve voulait me convaincre de prendre une chambre avec une fille à deux mille. Je refusai. Après un esclandre avec son client, Gloria une prostituée, me proposa de l’amener chez elle. Je n’aurai qu’à payer le taxi qui coûtera 1000 F. J’acceptai. Le lendemain, je vais voir mon ami de vieille date Kloh Issiaka qui m’avait toujours, lors de ses missions à l’extérieur, demandé de rentrer au pays. Chez lui, il avait deux épouses qui se querellaient toutes les heures : Simanga et sa coépouse. Kloh Issiaka offrit d’hospitalité à son hôte mais ne put lui trouver du travail comme il le lui avait toujours promis. Je fus alors mis devant le fait accompli. Kloh Issiaka ne pouvait rien faire dans l’immédiat pour moi. Selon lui, la pourriture accumulée dans le pays depuis trois décennies avait trouvé une faille pour écouler ses relents fétides. Gloria eut pitié de moi et m’envoya vers Ndimi Nestor, directeur au ministère de la construction et de l’urbanisme car j’avais fait quelques études en architecture. Mais je ne fis que quelques minutes dans le bureau du directeur, après moult essais avant de le voir. Il me chassa,  prétextant que ce n’est pas à l’état de prendre en charge tous les chômeurs. Avant de me mettre définitivement à la porte, il m’apprit la mort de Kloh Issiaka.

Je me rendis chez ce dernier où je fus chaleureusement accueilli par Simanga l’une des femmes de mon ami défunt. L’accueil fut tellement chaleureux que nous fîmes l’amour cette nuit-là  Simanga n’eut même pas l’occasion de me dire les conditions dans lesquelles son mari est mort. Je le sus plus tard. En effet, je me vis dans l’obligation d’assister aux funérailles de mon ami. Ce fut pour moi l’occasion de revoir les miens après quinze années d’absence, d’attente, d’espoir. Ce fut là que j’ai appris que Kloh Issiaka  s’était suicidé parce qu’il se sentait traqué. Il avait beaucoup de maisons, beaucoup de biens au nom de Simanga sa seconde épouse.

Je vis la mère de Kloh, ma belle mère car elle m’a « envoyé » sa fille pour être ma  femme là-bas, pour en savoir plus. Elle me narra ce qu’elle savait. Seul, Salifou avait vu Issiaka tomber à l’eau. Son corps n’étant pas retrouvé, les marabouts firent un sacrifice. Pita le docteur, un ami d’enfance était là aussi avec sa femme Kamisa Agathe. Ils m’aidèrent au retour en me ramenant dans leur véhicule. Dans le véhicule, nous discutâmes de long en large. Pita ne parla d’Abou, un autre ami d’enfance. Il me confia même qu’Issiaka ne volait pas. Il vivotait. Même s’il avait pu être mêlé à des affaires louches il parait certain qu’il ne s’était pas enrichi.

Le lendemain, je visitai le docteur Pita pour me faire ausculter. Alors que j’attendais mon tour dans le rang, Agathe vint m’y soustraire et m’amena chez elle. Elle me confia que ce qui devait tuer Issiaka se trouverait dans un cahier. Il m’envoya aussi vers Alla Dé un propriétaire de magasin de vêtements pour négocier un travail. De retour à la chambre de Issiaka où Simanga m’avait permis de vivre, je fouillai toute la chambre. Hélas ! Elle l’avait été déjà par quelqu’un d’autre.

La mafia était grande. Je sus à la fin, à la suite d’un meurtre où Salifou le boulanger fut accusé d’avoir coupé la tête à quelqu’un, qu’Issiaka avait été assassiné, que Traoré le marabout s’était enfoui après avoir stipendié Fanta Ba, que Djidji Alexandre l’inquisiteur, l’un des vrais coupeurs de tête avait été déchu, que Kamissa Agathe aimait Issiaka, que Pita son fiancé était impuissant, que Simanga avait un autre amant gendarme et que le président avait entrepris plusieurs nettoyages … Dans cette agitation, je ne trouverai jamais du travail. Au contraire. J’étais revenu au pays pour mourir.

 

Notes de Maurice ZANNOU, août 2003.


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