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RESUME DE LECTURE DE LA SEMAINE DU 30 AOUT 2010: LES HONNEURS PERDUS DE Calixthe BAYALA
30 août, 2010, 11:37
Classé dans : RESUMES DE LECTURES

Titre de l’œuvre :                              LES HONNEURS PERDUS

Nature de l’œuvre :                          Roman, Editions Albin Michel, 1996, 348p.

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Auteur de l’œuvre :                           Calixthe BEYALA

Nationalité de l’auteur :                   Camerounaise

ROMAN:

Saïda Bénéfara est née dans les années 40-45avant les indépendances à Couscous, un village du Cameroun. Son père Bénéfara qui, après avoir congédié deux femmes stériles, avait commencé par douter de lui-même parce qu’il se demandait si ce n’était pas plutôt lui le stérile. Il était c*donc très content à la naissance de son enfant. Mais en même temps déçu que l’enfant ne soit pas un garçon. Cette colère l’amena à en découdre avec Ali au point de lui crever un œil. La sanction a été lourde : 10 000 F et restauration de presque tout le village.

A quatre ans, Saïda fut inscrite  l’école des filles coranisées. A quatorze ans, elle savait cuisiner. A quinze ans, son amie Amila de Pontifuis qui était dans les mêmes conditions qu’elle commença une métamorphose. Elle ne parlait que le français, rêvait de voyager. Elle concrétisa une partie de ses rêves en convolant en juste noce avec Thomas, un quadragénaire, vilain mais riche. Elle quitta Couscous après son mariage avec Thomas. Cette situation créa des soucis à Saïda qui se retrouva seule, harcelé par son père et sa mère de ne pouvoir pas faire comme Amila. Mais lorsqu’ils apprirent l’information selon laquelle Thomas serait un voleur, ils se ravisèrent et préférèrent la pauvreté à Saïda, leur fille.

A vingt ans, Saïda raconta qu’elle était fiancée et que son fiancé était en Europe. Cet aveu lui valut considération jusqu’au jour où, le menuisier vendeur de cercueil, le journaliste-news et le chef la surprirent en train de se faire embrasser par Effarouché, un gros jeune homme de Couscous. Informé, Bénéfara battit Saïda à sang et la remit  la mère du jeune homme. Celle-ci la rejeta lorsqu’elle apprit que Saïda ne savait ni faire la cuisine, ni nettoyer une maison, ni faire la vaisselle. Il fallut une consultation du pharmacien pour prouver que Saïda était toujours vierge et qu’entre elle et Effarouché, il ne s’était rien passé.

Quelques semaines plus tard, le gouvernement envoya aux couscoussiers du maïs dans d’énormes barils rouillés avec promesse d’apporter après, de l’électricité, des voitures, des écoles… A la distribution, beaucoup en manquèrent et furent brutalisés.

Vu l’âge de Saïda, ses parents décidèrent de la caser. Sa maman vida ses économies pour permettre à sa fille de faire le trousseau. Le promis, nommé Georges vint à 17 heures, accompagné de son oncle et de son frère. Saïda fut invitée à leur chanter quelque chose. Le numéro fut sensationnel mais juste  à la fin, avant que Georges ne se prononçât, madame Bella vint crier au secours : son mari avait le choléra ainsi que ses deux enfants. Ayant vu la situation, Georges et ses deux accompagnateurs prirent congé. Monsieur Bella mourut et laissa un héritage d’épidémie de choléra qui ravagea soigneusement Couscous. Monsieur Bénéfara aussi mourut quelques années plus tard et la maman de Saida se retrouva seule avec sa fille. C’est dans cette atmosphère de solitude que Saïda décida de voyager sur la France, chez sa cousine Aziza qui ne la connaissait pas mais l’hébergerait au nom de l’hospitalité africaine. Couscous l’a déifiée et l’a couverte de cadeaux avant son voyage. Le certificat de virginité qui lui avait été délivré par le pharmacien-docteur était sans doute le plus original de ses cadeaux.

Saïda voyagea. Elle fut logée chez Aziza sa cousine mais au bout de deux ans, celle-ci excédée par le parasitage de Saïda, la mit dehors un soir, sans préavis. Dans la rue, elle rencontra Marcel Pignon, un clochard qui l’aida à trouver du travail chez Ngaremba, une négresse de la Casamance (Sénégal), écrivain public et négresse de choc avec Loulouze sa fille. Là, Saïda apprendra qu’elle était déphasée par rapport à son âge et à son temps, surtout avec son certificat de virginité. Le jour où les gens surent qu’elle étai vierge, ils étaient venus la voir comme si elle était une pièce de musée.

Difficilement, au bout de maintes péripéties, elle se fiança à Ibrahim, aidée par la petite Loulouze. Ils sortirent ensemble quelques jours. Un soir, Ibrahim décida de briser le mur le l’intimité. Devant la fait accompli, lorsqu’il constata que Saïda était effectivement vierge et que ce n’était pas des ragots, il se rétracta et la chassa. Saïda revint un autre jour pour le tuer mais elle échoua simplement.

Ngaremba aida Saïda  s’inscrire à l’école. Elle devint un peu raffinée. Les affaires de Ngaremba périclitèrent. Elle décida de se suicider. Frédéric, le père de Loulouze s’en prit à lui-même, regrattant de n’avoir pas prit au sérieux la velléité de Ngaremba de se marier. Saïda finit par épouser Marcel Pignon.

PENSEES :

  • Quand le destin prend forme, il convient de le célébrer avec reconnaissance, P 15.
  • Une femme de plus dans une maison, c’est un complément de chaleur dans la vie, P 18.
  • Un homme qui n’aurait pas de fils, c’est comme un arbre qui ne donne pas de fruit, P 25.
  • La chèvre broute là où elle est attachée mais ne tire pas sur sa corde pour brouter plus loin car elle risque de s’étrangler, P 45.
  • Quand l’irréalité s’impose au quotidien, il faut bien en tenir compte, P 54.
  • Les événements les plus savoureux sont ceux qui font attendre, P 94.
  • L’être humain est une marée d’incohérence absurde, de vanité progressiste et de brame exquis, P 136.
  • Ce n’est pas la mort qui fait peur mais l’idée que finalement notre existence n’a eu aucun sens, P 146.

Notes de ZANNOU Maurice,  juin 2006.


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